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 La rentrée littéraire

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Avalon
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MessageSujet: La rentrée littéraire   Dim 24 Aoû - 20:50

Et oui, Septembre ne rime pas qu'avec rentrée scolaire mais aussi rentrée littéraire. Je vous propose un petit aperçu des nouveautés de la rentrée.

La rentrée littéraire


L'incertain de Virginie Ollagnier



1968. Zoltán Soloviev, écrivain new-yorkais, assiste, à Nice, à l’enterrement de sa première maîtresse, Jiska, de vingt ans son aînée. La petite-fille de celle-ci l’approche et l’interroge sur cette grand-mère loin de laquelle elle a été élevée… Cette demande le pousse à écrire ses mémoires en parallèle à la chronique de sa rencontre avec la jeune femme. Son récit commence à Yalta en 1919, l’année de ses dix ans. C’est Noël et sa famille de riches propriétaires terriens s’apprête à fuir la révolution et la guerre civile. Leur exil passera par Constantinople, Nice et enfin New York. C’est là que Zoltán s’est installé à l’âge de vingt ans avec Jiska, qu’il a découvert le monde débridé des années folles et multiplié les aventures. Mais, en 1968, il est loin de considérer sa vie amoureuse comme terminée, et cette toute jeune fille qui le questionne sur sa grand-mère va occuper une place inattendue dans sa vie…
A travers cette traversée de l’histoire d’un siècle et d’un destin singulier, Virginie Ollagnier nous donne une nouvelle démonstration de son talent.



Un brillant avenir de Catherine Cusset



Elena, une jeune Roumaine née en Bessarabie et ballottée par l'Histoire, rencontre à un bal en 1958 un homme dont elle tombe passionnément amoureuse. Il est juif, et ses parents s'opposent au mariage. Elena finit par épouser Jacob et par réaliser son rêve : quitter la Roumanie communiste et antisémite de Ceauescu. Émigrer aux États-Unis. Elle devient américaine, et se fait appeler Helen. Elle a rompu avec le passé, mais l'avenir n'est plus un rêve. Helen est maintenant confrontée à une réalité qui lui échappe : la maladie et la dépression de son mari ; l'indépendance de ce fils à qui elle a tout sacrifié, et qui épouse une Française malgré l'opposition de ses parents. Cette jeune femme égoïste, arrogante, imbue d'un sentiment de supériorité presque national, Helen ne l'aime pas. Cette belle-mère dont le silence recèle une hostilité croissante, Marie en a peur. Pourtant, entre ces deux femmes que tout oppose – leur origine, leurs valeurs et leur attachement au même homme –, quelque chose grandit qui ressemble à de l'amour.



C'était notre terre de Mathieu Belezi



« C’était notre terre.
Quand je dis que c’était notre terre, je veux dire que nous ne l’avions pas volée, que nous en avions rêvé au temps de nos ancêtres, et que l’État français nous avait permis de concrétiser nos rêves en nous vendant une bouchée de pain six cent cinquante-trois hectares de bonne terre africaine. »"
Le domaine de Montaigne, quelque part dans le Dahra berbère, propriété depuis plus d’un siècle des Saint-André. Une terre que cette famille de colons a faite sienne. Tout au long de ce roman choral entêtant, six personnages issus peu ou prou du domaine entremêlent leurs voix, tissant ainsi la trame complexe d’une page douloureuse de l’histoire de l’Algérie. Tour à tour conquérantes, désespérées, implorantes, le plus souvent discordantes, elles s’interpellent et se répondent pour composer le chant funèbre de l’Algérie coloniale, celui des vainqueurs comme des vaincus, unis désormais dans la souffrance d’un déracinement insurmontable. L’écriture libre et singulière de Mathieu Belezi, le souffle et le rythme incantatoire de ce roman en font une œuvre unique qui interroge les paradoxes de l’identité et de l’appropriation.




Syngué Sabour d'Atiq Rahimi



En persan, Syngué sabour est le nom d’une pierre noire magique, une pierre de patience, qui accueille la détresse de ceux qui se confient à elle. Certains, dans ce livre en tout cas, disent même que c’est elle qui est à La Mecque, et autour de quoi tournent les millions de pèlerins. Le jour où elle explosera d’avoir ainsi reçu trop de malheur, ce sera l’Apocalypse.
Mais ici, la Syngué sabour, c’est un homme allongé, comme décérébré après qu’une balle se soit logée dans sa nuque sans pour autant le tuer. Sa femme est auprès de lui. Elle lui en veut de l’avoir sacrifiée à la guerre, de n’avoir jamais résisté à l’appel des armes, d’avoir été un héros, et pour ce résultat : n’être plus à la suite d’une rixe banale qu’un légume. Pourtant elle le soigne, et elle lui parle. Elle lui parle même de plus en plus. Tandis que dans les rues les factions s’affrontent, tandis que des soldats pillent et tuent alentour, elle parle, elle dévide sa litanie sans jamais savoir si son mari l’entend et la comprend. Et c’est une extraordinaire confession sans retenue par quoi elle se libère de l’oppression conjugale, sociale, religieuse, allant jusqu’à révéler d’impensables secrets dans le contexte d’un pays semblable à l’Afghanistan. À la fin du livre cette Syngué sabour explosera...
Avec ce roman, directement écrit en français, Atiq Rahimi retrouve une forme de réalisme très proche de Terre et cendres avec une écriture qui, sèche et précise, sait aussi devenir par moments lyrique, emportée. Cependant, plus directement que dans ses précédents livres, et comme de l’intérieur, il décrit avec beaucoup d’audace, la réalité oppressante, au quotidien et plus précisément au quotidien féminin, d’une certaine conception de l’Islam.



Là où les tigres sont chez eux de Jean-Marie Blas de Roblès



Globe-trotter et polyglotte, spécialiste d’archéologie sous-marine, habitué des déserts africains, Jean-Marie Blas de Roblès offre un roman somme qui interroge le genre avec une formidable érudition.

« – L’homme à la bite en pointe ! Haarrk ! L’homme à la bite en pointe ! fit la voix aiguë, nasillarde et comme avinée de Heidegger. Brusquement excédé, Eléazard von Wogau leva les yeux de sa lecture ; pivotant à demi sur sa chaise, il se saisit du premier livre qui lui tomba sous la main et le lança de toutes ses forces vers l’animal. À l’autre bout de la pièce, dans un puissant et multicolore ébouriffement, le perroquet se souleva au-dessus de son perchoir, juste assez pour éviter le projectile. Les Studia Kircheriana du père Reilly allèrent s’écraser un peu plus loin sur une table, renversant la bouteille de cachaça à demi pleine qui s’y trouvait. Elle se brisa sur place, inondant aussitôt le livre démantelé. – Et merde !… grogna Eléazard. Il hésita un court instant à se lever pour tenter de sauver son livre du désastre, croisa le regard sartrien du grand ara qui feignait de chercher quelque chose dans son plumage, la tête absurdement renversée, l’œil fou, puis choisit de revenir au texte de Caspar Schott. » Correspondant de presse à Alcântara, dans le Nordeste brésilien, Eléazard von Wogau reçoit un jour la biographie inédite d’Athanase Kircher, un célèbre jésuite de l’époque baroque. Fasciné par ce qu’il découvre, il se lance dans une sorte d’enquête qui va avoir bien des incidences sur sa vie privée. Jean-Marie Blas de Roblès tire de ce point de départ matière à une fresque fabuleuse. Roman palimpseste, récit ambitieux où se mêlent la démesure et l’érudition, Là où les tigres sont chez eux interroge brillamment la notion même d’écriture.



Sur la plage de Chésil de Ian McEwan



Né en 1948, Ian McEwan est considéré comme l’un des écrivains anglais les plus doués de sa génération. Il a notamment publié L’enfant volé (Whitbread Novel Award et prix Femina étranger,1993), Amsterdam (Booker Prize for Fiction, 1998), Expiation (WH Smith Literary Award, 2002).

« Ils étaient jeunes, instruits, tous deux vierges avant leur nuit de noces, et ils vivaient en des temps où parler de ses problèmes sexuels était manifestement impossible. Mais ce n’est jamais facile. Ils venaient de s’installer pour dîner dans un minuscule salon au premier étage d’une auberge de style géorgien. Dans la pièce voisine, visible par la porte ouverte, se trouvait un lit à baldaquin assez étroit, dont la courtepointe d’un blanc pur s’étendait, incroyablement lisse, comme si aucune main humaine ne l’avait touchée. Edward n’avoua pas qu’il n’était encore jamais allé à l’hôtel, alors que Florence, après ses nombreux voyages avec son père dans son enfance, était une habituée. En apparence, tout leur souriait. » Il est historien, elle est violoniste. Leur mariage s’est bien passé, la cérémonie religieuse s’est déroulée sans fausse note, la réception a été festive et les adieux de leurs amis bruyants et chaleureux. Les mariés ont pris la route dans une petite voiture et sont arrivés en début de soirée à leur hôtel sur la côte du Dorset. Ils ont des projets grisants mais s’inquiètent du moment où leur maturité toute neuve va être mise à l’épreuve : après le dîner. Dans l’Angleterre de 1962, la révolution sexuelle n’a pas encore éclaté : nul ne se débarrasse si facilement de ses inhibitions et du poids du passé. Les voilà donc seuls et libres, du moins en théorie, de faire ce qu’ils veulent. Mais la nuit de noces ne se déroule pas du tout comme prévu. Porté par une écriture d’une puissance et d’une simplicité déconcertantes, acide et dérangeant, Sur la plage de Chesil interroge avec brio ces moments très particuliers où bifurque le cours d’une vie.




La reconstruction d'Eugene Green



Un mystérieux visiteur allemand en quête de clés sur son propre passé surgit dans le quotidien tranquille de Jérôme Lafargue, professeur de littérature à la Sorbonne. Sous couvert d’exploration d’une mémoire en sommeil, un roman singulièrement envoutant sur le présent, l’apprivoisement de l’être et du temps, les mystères de la filiation et l’identité européenne. La première fiction littéraire du cinéaste iconoclaste Eugène Green.


Alcool de Poppy Z. Brite



Rickey et G-ma décident d'ouvrir à La Nouvelle-Orléans un restaurant où tous les plats contiendront un petit plus spiritueux... Commence une course frénétique et épicée à travers les cuisines, les arrière-cours, les bouges et les deals d'une ville amoureuse de l'alcool.



Les bains de Kiraly de Jean Mattern



LES BAINS DE KIRALY. Gabriel a bien tenté de croire au bonheur. Subjugué par Laura, il s'est arrimé à son rire et s'est employé à vivre au présent. Mais du jour où elle lui a annoncé qu'elle attendait un enfant de lui, il a pris la fuite, sans un mot...
Quand, après des mois d'errance dans Londres, il échoue par hasard dans une synagogue, les chants des hommes l'apaisent, et libèrent enfin sa parole. Il se lance alors dans l'écriture de cette longue confession, où le silence et la culpabilité dansent un vertigineux pas de deux.
De lui, de son enfance solitaire, de sa soeur aînée fauchée par un chauffard ivre, de ses parents murés dans leur deuil, de leur refus de rien lui révéler sur leur passé, il n'a jamais pu parler, ni à Laura, ni à son ami Léo. Jamais il n'a pu exprimer la vérité de ses sentiments. Et, si des mots il a fait son métier, c'est pour traduire ceux des autres, barricadé derrière une montagne de dictionnaires.
Quand, à la faveur d'une rencontre des traducteurs de Thomas Mann en Hongrie, une clef de son passé lui est révélée dans un cimetière de Budapest, ses souvenirs se bousculent : les phrases murmurées par ses parents dans une langue étrangère, la saveur de la cuisine magyare, la fascination pour la littérature de la Mitteleuropa qu'avait su éveiller en lui le vieux libraire du pays champenois où il a grandi...
Évoquant le désarroi existentiel et sentimental de cet homme fragile livré à lui-même, Jean Mattern écrit avec des accents justes et mesurés un lumineux roman des origines.
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Avalon
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MessageSujet: Re: La rentrée littéraire   Dim 7 Sep - 18:32

Les maîtres de Glenmarkie de Jean-Paul Ohl



Qui sont vraiment les maîtres du manoir de Glenmarkie, cette bâtisse écossaise menaçant ruine, tout droit échappée d'un roman de Stevenson? Et où est donc passé le trésor de leur ancêtre Thomas Lockhart, un écrivain extravagant mort de rire en 1660? Fascinée par le génie de Lockhart, intriguée par l'obscur manège de ses descendants, la jeune Mary Guthrie explore les entrailles du manoir et tâche d'ouvrir les trente-deux tiroirs d'un prodigieux meuble à secrets.
Ebenezer Krook est lui aussi lié aux Lockhart. À Édimbourg, dans la librairie d'un vieil excentrique, il poursuit à l'intérieur de chaque livre l'image de son père disparu.
Les tiroirs cèdent un à un sous les doigts de Mary. Les pages tournent inlassablement entre ceux d'Ebenezer. Mais où est la vérité? Dans la crypte des Lockhart? Au fond de Corryvreckan, ce tourbillon gigantesque où Krook faillit périr un jour? Ou bien dans les livres?
Peuplé de silhouettes fantasques, de personnages assoiffés de littérature qui rôdent au bord de la folie, Les maîtres de Glenmarkie brasse les époques, les lieux, et s'enroule autour du lecteur comme un tourbillon de papier. Hommage facétieux aux grands romans d'aventures, il pose et résout une singulière équation : un livre + un livre = un homme.



Oranges sanguines de Troy Blacklaws



Oranges sanguines est le récit des mémoires douces amères d’un jeune sud-africain librement inspiré de la vie de l’auteur. Des souvenirs d’enfance dans une ferme du Natal, entre Beauty la nounou zouloue et Lucky Strike le cuisinier, un père héroïsé qui chasse le springbok et une mère artiste. Puis l’école anglaise en uniforme, jusqu’à son éveil sexuel et politique tragi-comique au lycée du Cap, alors que pointe un inquiétant nuage à l’horizon : la conscription pour l’armée sud-africaine.
Prolongement autofictionnel de Karoo Boy, Oranges sanguines évoque dans une prose fluide, sensuelle, le bonheur et l’absurdité, le désir et la peur de grandir d’un adolescent blanc en Afrique du Sud dans les dernières années de l’apartheid.



Des néons sous la mer de Frédéric Ciriez



Dans un futur proche, l’État français ayant autorisé la réouverture des maisons closes, un jeune homme, en quête d’une vie nouvelle et d’un CDD, s’enrôle dans un ancien bâtiment de la Marine nationale transformé en bordel sur le littoral breton. Il y tient le vestiaire avec beaucoup de rigueur, en même temps qu’un singulier carnet de bord…



Les monstres de Templeton de Laurent Groff



« Le jour où je revins à Templeton, en pleine disgrâce, le cadavre d'un monstre mesurant près de seize mètres émergea à la surface du lac Glimmerglass. »
Ainsi s'ouvre Les Monstres de Templeton, un roman qui balaie deux siècles d'histoire : celle d'une jeune fille à la recherche de son père, et celle d'un village, ancrée dans l'Amérique profonde, au milieu des légendes et des secrets de famille. À la suite d'une déconvenue amoureuse, Willie Upton frappe à la porte de la vieille demeure où vit encore sa mère, Vivienne, ancienne hippie devenue baptiste fervente sur le tard… Au lieu du réconfort qu'elle vient y chercher, Willie trouve un village sens dessus dessous, chamboulé par l'apparition d'un animal démesuré, et découvre un terrible mensonge : son père existe bel et bien, elle n'est pas le fruit hasardeux des amours libres de sa mère, mais bien la fille d'un homme connu et reconnu dans Templeton.
Lancée dans une enquête à rebondissements pour retrouver son père, elle part sur la trace de ses ancêtres et reconstitue la fabuleuse généalogie qui mène à son histoire.


Zone de Mathias Enard



« Tout est plus difficile à l’âge d’homme, tout sonne plus faux un peu métallique comme le bruit de deux armes de bronze l’une conte l’autre elles nous renvoient à nous-mêmes sans nous laisser sortir de rien c’est une belle prison, on voyage avec bien des choses, un enfant qu’on n’a pas porté une petite étoile en cristal de Bohême un talisman auprès des neiges qu’on regarde fondre, après l’inversion du Gulf Stream prélude à la glaciation, stalactites ) Rome et icebergs en Egypte, il n’arrête pas de pleuvoir sur Milan j’ai raté l’avion j’avais mille cinq cents kilomètres de train devant moi il m’en reste cinq cents […] » Ce soir, Francis Servain Mirkovic s’installe dans le train Milan-Rome sous une identité d’emprunt. Il entreprend son dernier voyage professionnel et emporte avec lui une mallette qu’il prend soin de menotter à l’une des barres du filet à bagages. Demain, à Rome, un représentant du Vatican lui donnera trois cent mille euros contre son contenu : archives, fiches, disques informatiques, images et documents rassemblés en marge de ses activités d’agent du Renseignement en Algérie, puis au Proche-Orient. Après, il pourra changer de vie. En attendant, pendant la nuit, Francis Servain Mirkovic regarde le passé qui défile. Roman de ténèbres nourri d’Histoire, stupéfiante mosaïque où se côtoient héros littéraires et guerriers, victimes et bourreaux, mais aussi récit érudit de la dérive d’un homme au carrefour de sa vie, Zone fait perdre bien des repères. Et c’est envoûtant.



Mémoire du vide de Marcello Fois



On l’appelait le tigre d’Ogliastra : Samuele Stocchino fut le plus redoutable bandit sarde du siècle dernier. Marcello Fois bâtit autour du destin de ce personnage à la fois historique et légendaire un récit ample et limpide, époustouflant de beauté.
Libéré de toutes les contraintes de genre qui pouvaient desservir ses qualités littéraires, Fois s’affirme maintenant comme le très grand écrivain que l’on attendait.
L’impact extraordinaire du récit s’explique par la force du personnage et son incroyable destin, la poésie de la langue, mais aussi le sens de la mémoire historique qui anime l’auteur quand il nous parle des guerres ou du terrible problème du banditisme en Sardaigne.



Les accomodants raisonnables de Jean-Paul Dubois



« – Le tapis roulant qui achemine le cercueil au cœur du four rencontre une anomalie. Le système d’allumage des rampes de gaz est également affecté par la panne. J’espère que nous allons solutionner ces problèmes très rapidement. Sa voix flûtée, haut perchée, tranchait avec la gravité de son allure, comme s’il était doublé par un ridicule personnage de dessin animé. Mon père hocha la tête avec un léger sourire qui pouvait laisser croire à une certaine bienveillance. En réalité, je savais qu’il pestait intérieurement contre cet accroc mécanique qui retardait le moment tant attendu où le sauteur partirait en fumée. – Décidément, ton oncle nous aura fait chier jusqu’au bout. » Entre son épouse en pleine dépression et un père qui lui a menti toute sa vie, Paul Stern a envie de tout laisser en plan. Pour sa part, il est aux prises avec le diable de la tentation. Une singulière proposition de travail, à un bien curieux moment de sa vie : un producteur lui propose de s’atteler à une nouvelle histoire. Le seul problème éventuel est que le lieu de travail se situe à Hollywood, dans les studios de la Paramount. Il part. Sa rencontre avec Selma Chantz fait alors basculer sa vie : Selma est le sosie de son épouse. La copie est aussi troublante, aussi parfaite et désirable que l’original avait pu l’être en son temps. En d’autres termes, la jeune femme a l’âge de ses enfants et le visage de leur mère. Drôle, cinglant et désespéré, Les accommodements raisonnables est probablement le roman le plus incisif de Jean-Paul Dubois, qui conserve toute la fraîcheur de son écriture.


Un jour avant Pâques de Zoyâ Pirzâd



Au bord de la mer Caspienne, un jeune garçon découvre les prodiges minuscules de l'univers, comme la visite d'une coccinelle ou les joies et jeux de l'enfance avec son amie Tahereh. Lui est Arménien. Elle, fille du concierge musulman de l'école.
Ainsi se côtoient dans la petite communauté arménienne, entre l'église, l'école et le cimetière, chrétiens et musulmans, femmes et hommes, crispations anciennes et libres aspirations.
Pâques, c'est la fête des oeufs peints, des pensées blanches, des pâtisseries à la fleur d'oranger. C'est aussi l'occasion d'allers et retours entre passé et présent, entre Téhéran et le village de l'enfance - tout un quotidien dessiné ici avec virtuosité, un art précieux du détail et beaucoup de finesse.



Les armées d'Evelio Rosero



Perché dans un oranger de son jardin, Ismael regarde sa jolie voisine prendre un bain de soleil de l’autre côté du mur. Ismael a toujours aimé regarder les femmes, Otilia son épouse pense que c’est une honte, un instituteur à la retraite ne doit pas devenir un vieux voyeur. San José était une jolie petite ville colombienne avant que des gens ne commencent à disparaître et que des hommes en armes que personne ne peut identifier ne patrouillent dans les rues et se battent sur les places. L’atmosphère du village se dégrade et Ismael perd confiance dans ses capacités. Un matin au retour de sa promenade il apprend que ses voisins ont été enlevés et qu’Otilia, inquiète, est partie à sa recherche dans le village. Les habitants s’enfuient mais il décide de rester pour attendre Otilia.



Dieu est un pote à moi de Cyrim Massorotto



Il a trente ans, il est plutôt sympa et son meilleur ami c’est Dieu. Très utile, surtout quand on rencontre la femme de sa vie, qu’elle est étudiante à la Sorbonne alors qu’on est… vendeur dans un sex-shop. « En l’an zéro de cette histoire, je rencontre les deux personnes qui vont bouleverser ma vie : Dieu et Alice. Dieu, c’est… Dieu : fascinant, omniscient, préoccupé par les hommes, attentif mais doté d’un sens du comique parfois surprenant ! Alice, c’est une étudiante en psycho, qui me fait chavirer dès qu’elle lève les yeux sur moi. L’amour avec Alice, c’est tellement rare, tellement fort qu’on l’apprécie à chaque instant et qu’on ne se remet jamais. Et Dieu dans tout ça ? On parle, on rigole, on raisonne, on se dispute, mais il est là, toujours, même dans les moments les plus noirs. Dieu est un ami tellement formidable que j’en oublierais presque qui Il est. Et pourtant, il faudra bien qu’Il réponde à cette question : pourquoi moi ? Pourquoi m’avoir choisi entre tous les hommes comme meilleur ami ? »
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MessageSujet: Re: La rentrée littéraire   Dim 7 Sep - 18:33

De Niro's game de Rawi Hage



À Beyrouth-Ouest, Bassam et Georges, deux amis d’enfance, tuent leur ennui et leur mal de vivre à coups de petits boulots minables, de maigres larcins et de soirées trop arrosées. Les jours se suivent et avec eux les alertes, les morts, les immeubles en ruine. Les filles sont difficilement accessibles, muselées par les traditions et les couvre-feux. Entre deux visites aux copains de lycée engagés dans la milice, les deux jeunes gens s’imaginent coulant des jours meilleurs : Bassam rêve de fuir à l’étranger, et Georges, lui, se sent de plus en plus attiré par les discours belliqueux de la milice chrétienne.

Dans un ultime défi, les deux amis décident de détourner la recette de la salle de jeu où Georges travaille. Mais l’argent seul suffira-t-il à les éloigner de la guerre et à sauver leur amitié ? Porté par une écriture sans concessions, le premier roman de Rawi Hage annonce, au-delà de la puissance du récit, l’avènement d’un grand écrivain.



La mascotte de Mark Kurzem



Un témoignage bouleversant d’un vieil homme qui se souvient d’avoir été un enfant témoin malgré lui de l’horreur nazie durant la Seconde Guerre mondiale.
La force d’une quête des origines.
Un livre qui a un retentissement important en Australie et dans différents pays.
Un récit qui suscite de vives polémiques historiques et apporte un éclairage nouveau sur le rôle de la communauté lettone et ses rapports avec les nazis pendant la Seconde Guerre mondiale.



La promenade des russes de Véronique Olmi



« Moi, c’est de voir ma grand-mère cuisiner qui me donne le frisson. Elle allume le gaz du four et au lieu de lancer directement l’allumette, elle prend son temps. C’est un suspense terrible. Je me sens responsable de tout l’immeuble, parfois même je me demande si je ne suis pas complice de cette explosion qui arrivera tôt ou tard, en plein cœur de Nice. Je lui dis : « Lance l’allumette ! » et comme elle est sourde et que je suis obligée de crier, tout ça devient encore plus inquiétant, je hurle : « Lance l’allumette maintenant, Babouchka ! Lance l’allumette ! Mais vas-y !!! », et je vois bien que je l’agace, elle hausse les épaules et prend son temps pour gratter cette foutue allumette et la lancer dans le trou noir où le gaz l’absorbe dans un grand bruit de courant d’air. Et là, je respire. Même si ça sent affreusement le gaz, je respire, je suis soulagée, la mort tragique et accidentelle des voisins est remise à plus tard. » Sonietchka, dont la mère est toujours absente, vit seule avec sa grand-mère. Entre les repas partagés les amies russes qui sentent le chat pisseux et le vieil édredon, la corvée des courses, l’odeur du café au lait qui l’écœure et les nombreuses bizarreries de sa Babouchka obnubilée par la Révolution, l’adolescente rêve d’une vie indépendante. Le seul avantage d’être son interlocutrice privilégiée, c’est que même sans n’avoir jamais rien appris à l’école, elle a la tête farcie d’un nombre incalculable de prix Nobel, héros immortels et auteurs essentiels. Mais à treize ans, elle sent bien que la vie, la vraie, est ailleurs. Véronique Olmi avance sans filet sur le fil des mots : un roman subtil et palpitant.



La maison des temps rompus de Pascale Quiviger



« Il convient de commencer par la fin. Par le début de la fin, qui est en soi un commencement : je voulais une maison. Je voulais une maison pour qu'elle m'avale, je me souviens avoir pensé : j'aimerais tant être nulle part. Être nulle, annulée. Une maison, si possible au bord de la mer, comme antidote à l'étroitesse d'horizon. Je n'eus pas à chercher. Je marchais sur un sentier de la côte, le 15 avril dernier, quand je lus « En vente » sur un panneau rouillé. « En vente, bord de mer ». Au pied du panneau, une piste de terre battue dévalait une pente abrupte, je me sentis soudainement fatiguée et je rebroussai chemin. J'y repensai cependant, plusieurs fois le même jour, puis de façon presque obsessive le lendemain. Ma fatigue, je le sais maintenant, était de celles ressenties parfois lorsqu'un appel tant attendu nous est finalement adressé. On pense, « Non, pas déjà ». On pense : « Laissez-moi donc tranquille. » Tout commence dans une maison qui n'existe pas, où la nature semble complice, et où une femme élit domicile pour murer sa solitude. Espace concocté par ce qui, chez elle, demeure capable de vision, de guérison et d'espoir, la maison va très vite se peupler de souvenirs et finir par disparaître au profit d'une autre histoire, d'autres histoires. Des histoires qui appartiennent au passé, réelles ou fantasmées, vécues ou racontées, celles de quatre femmes dont le dénominateur commun est la maternité. Dans ces récits qui jalonnent l'existence de nos héroïnes se croiseront en bataille : un amiral à la retraite qui trouve une bouteille à la mer ; des jumeaux, héritiers d'une clé d'or ; une préceptrice de pensionnat, un valeureux chevalier sans visage, ou encore la famille Fire Ten. Pour son deuxième roman, le premier publié en France, Pascale Quiviger s'attache à un univers essentiellement féminin, ponctué d'ombres masculines, en filigrane. Dotées de prénoms lumineux, les héroïnes de son récit traverseront vie et mort, amour et amitié, solitude et solidarité. Les registres, quant à eux, s'entremêlent : le conte fantastique navigue avec fluidité jusqu'aux rives de la féérie ou encore de la fable. Le tout est servi par une plume langoureuse, méticuleuse et précise.



Pour vous de Dominique Mainard



Dominique Mainard est l'auteur de plusieurs recueils de nouvelles et de romans. Elle a notamment publié Leur histoire (2002), qui a été couronné par le Prix du Roman Fnac et le prix Alain-Fournier.
Je ne sais pas s’il est vrai que je devrais avoir honte de ce que je fais. Je ne sais pas s’il est vrai que je n’ai pas ou plus la moindre idée de ce qu’est la réalité, comme on me l’a reproché parfois; on m’a traitée de marchande de rêves et c’était indifféremment un compliment ou la pire des injures. Aux yeux de mes clients, je suis quelqu’un qui console et soigne ou qui vend la plus toxique des drogues. Mais la vie m’a appris qu’il n’y a rien de moins réel que ce qu’on nomme la réalité et qu’une mort, une trahison, une souffrance cessent d’exister du moment qu’on arrive à les distraire. Avec son agence Pour vous, Delphine rend les gens moins malheureux qu’ils ne l’étaient auparavant. Elle répond à des demandes variées envoyer pendant trois mois des lettres et des dessins supposément faits par un enfant de six ans emmené par sa mère et que le client n’a pas le droit de voir, enregistrer les répliques de la dernière conversation qu’un homme a eu avec sa femme la veille de sa mort en laissant des blancs pour ses mots à lui, dîner avec un client chaque samedi parce qu’il est incapable de supporter sa solitude de divorcé, prêter le bébé d’une de ses employées à un couple qui n’a pas d’enfant…Delphine à réponse à tout. Tant que le client paye il doit en avoir pour son argent. Un jour, elle accepte de devenir mère porteuse. Dominique Mainard a décidément un univers bien à elle. Et un sacré tempérament. Pour vous est peu conventionnel, très noir et pas du tout moral. Un vrai régal.



L'inaperçu de Sylvie Germain



Les Bérynx : une famille ordinaire, avec son patriarche autoritaire, ses mères affairées, ses enfants fragiles, ses secrets non partagés et son lot de drames. Et il y a Pierre, qui vient de se greffer sur cette famille comme une sorte d’ange gardien dont on ignore presque tout, homme à tout faire, mais aussi à tout défaire. Jusqu’au jour où il disparaît sans laisser d’autres traces que les brèches qu’il a ouvertes en chacun.



La porte des enfers de Laurent Gaudé



Naples, 1980. « C’est là, au coin du vicolo della Pace et de la via Forcella, que tout bascula. D’abord il ne remarqua rien. Il continua à tirer l’enfant par le bras avec la même insistance. Lorsque les passants se mirent à crier, il s’arrêta. Il n’avait pas peur. Il ne comprenait pas. Il contempla autour de lui. Tout était devenu étrange. Il voyait, partout, les bouches des visages grandes ouvertes. Il entendait des cris, une femme avec un sac en osier était à quelques mètres devant lui, à quatre pattes contre une voiture, agitant les pieds comme si une araignée lui montait le long des jambes. Il resta immobile un temps qui lui parut une éternité, puis son corps sembla comprendre et il se jeta au sol. La peur venait de s’emparer de ses muscles, de son esprit, de son souffle. Il entendit des coups de feu. Plusieurs, qui se répondaient. Il avait plaqué son fils au sol, serré contre lui. ». Lorsque la fusillade s’arrête, Matteo découvre que l’enfant est mort. Ce qui se passe ensuite, Matteo et Giuliana, son épouse, ne s’en souviennent pas. Ils ont le sentiment d’être hors de la vie, leur douleur ne connaît pas de repos. Chauffeur de taxi, Matteo erre sans but d’un point à l’autre de la ville, travaillant désormais de nuit pour ne pas voir le monde. Un jour, Giuliana lui demande de retrouver et de supprimer le meurtrier de leur fils. Parce qu’il échoue, elle disparaît. Matteo, de son côté, apprend dans un café où se croisent d’étranges consommateurs qu’il est possible de descendre aux Enfers. Laurent Gaudé signe ici son meilleur roman depuis La Mort du roi Tsongor.



Twist de Delphine Bertholon



Maman me l’avait assez répété, de ne pas parler aux inconnus, de faire attention avec tous ces « détraqués » qui courent dans la nature mais là, pas une seconde ça ne m’avait traversé l’esprit. A cause de la bonne tête de R. avec sa chevelure d’éponge, sa voiture brillante, la jolie chatte à trois couleurs dans la petite caisse, l’orage dément qui me coulait dessus et surtout – surtout – à cause de Stanislas.
Guéthary, au mois de juin. Madison, 11 ans, est enlevée au retour de l’école. Au fond de la cave qui lui sert désormais de chambre, elle essaie de comprendre le pourquoi du comment. Avec cette foi des enfants qui ne renoncent jamais, elle réinvente un monde plus vaste, à la mesure de ses grands projets.
Delphine Bertholon signe un roman fascinant sur l’enfance et ses élans, sur l’attente, mais aussi sur toutes les stratégies que nous déployons pour être libre, chacun à notre façon.



L'homme qui marchait sur la Lune de Howard Mc Cord



Un homme passe sa vie à arpenter la Lune, une montagne du Névada. Qu’a-t-il à y gagner ?... Où à y perdre ? Un récit épatant signé Howard McCod, écrivain américain né en 1932.
Les excellentes éditions Gallmeister ont la bonne idée de publier des livres qui font respirer et nous sortent d’un certain nombrilisme hexagonal… Ici, le lecteur fera la connaissance de William Gasper, un marcheur solitaire qui passe son temps à arpenter une éminence du Névada appelée la Lune. De fil en aiguille, son passé se révèle : Gasper est un ancien mercenaire de l’armée américaine. Il a réglé son compte à un certain nombre de gens. Mais aujourd’hui, c’est lui qui est traqué et qui s’apprête à entamer un singulier jeu de cache-cache sur la Lune… Un récit de grande tenue, une sorte de roman noir ciselé qui captivera son lecteur.



Celui qui touche à mon corps je le tue de Valentine Goby



« Les enfants courent, en bas, dans la rue, ils sortent de l’école avec des bruits d’oiseaux, de billes sous les fenêtres de Lucie L. endormie. Ils traversent le sommeil, léger à cette heure, de Marie G. couchée sur sa paillasse, émoussés par la distance, font éclater à l’intérieur comme des bulles d’or, couler des perles de verre, goutter l’eau d’un ruisseau. Les voix des femmes s’y mêlent, uniquement des femmes. Henri D. a laissé son journal sur la table du séjour, et regarde, debout contre la vitre, les enfants s’éparpiller sur le trottoir. » Henri est exécuteur. Sa terreur, c’est de ne rien voir au fond des yeux d’un condamné, ni la victime, ni le crime. À la prison de la Petite-Roquette, Marie, faiseuse d’anges, a été condamnée à mort et attend son sort, entravée, dans sa cellule. Elle sera l’une des dernières femmes guillotinées. Dans son appartement du quinzième arrondissement de Paris, Lucie, une jeune femme avortée, attend une sonde plantée dans l’utérus que son fœtus glisse hors d’elle. De l’aube du 29 juillet 1943 à l’aube du l30 juillet 1943, dans la touffeur de l’été, ces trois personnages affrontent leurs destins. Roman de violence et de retenue, Qui touche à mon corps je le tue fait allègrement table rase des modes littéraires et interroge l’Histoire. Invitant à méditer sur le fragile équilibre de forces qui régit un être vivant, Valentine Goby a su tirer parti, comme jamais, de cet art subtil qui impose en douceur la sobriété du dit.
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MessageSujet: Re: La rentrée littéraire   Dim 7 Sep - 18:34

Lacrimosa de Régis Jauffret



« Vous étiez dans les bras de votre mère. Vierge à l’Enfant, Pietà, mais en guise de crucifié c’était seulement une jeune femme qui s’était pendue. Quand leurs filles meurent, les femmes en redeviennent grosses jusqu’à la fin de leur vie. Leur ventre est beaucoup plus lourd que la première fois. »



Le coeur glacé d'Almundena Grandes



Le jour de sa mort, Julio Carrión, prestigieux homme d’affaires qui a acquis son pouvoir durant la dictature de Franco, lègue une fortune considérable à ses enfants. Il leur laisse également un passé incertain, caché, chargé de culpabilité, qui remonte à ses années dans la division azul, durant la guerre civile espagnole. À son enterrement, en mars 2005, son fils Álvaro, le seul à ne pas avoir voulu travailler dans les affaires familiales, est étonné par la présence d’une belle jeune femme que personne ne reconnaît et qui fut peut-être la dernière maîtresse de son père. En revanche, Raquel Fernandez Perea, fille et petite-fille de républicains exilés en France, n’a jamais oublié le mystérieux épisode de son enfance, quand, après la mort de Franco, elle avait accompagné son grand-père chez des inconnus qui lui semblaient étrangement liés à l’histoire de sa famille.
Aujourd’hui, le hasard réunit Álvaro Carrión et Raquel Fernández, irrésistiblement attirés l’un par l’autre. Dans une quête passionnante et douloureuse, ils vont découvrir l’influence dramatique d’anciennes histoires familiales sur leurs propres vies.
Le Cœur glacé est un roman magistral qui entraîne le lecteur dans son histoire comme un fleuve déchaîné.




Source : LaFnac.com
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